Conférence : Sensibilisation aux profils neuroatypiques : Troubles DYS, TDAH, TSA, HPI

“Le trouble ne définit pas qui tu es”

Dans ce volet numéro 2, Fanny Joubert rappelle le manuel de référence concernant les troubles du développement.

Elle nous invite à comprendre ces “différences invisibles” qui touchent le quotidien d’enfants, de parents.

Quand le cerveau fonctionne autrement…

On parle de neuroatypie lorsque le fonctionnement du cerveau d’une personne diffère de celui de la majorité. Cela ne signifie pas qu’il fonctionne « mal », mais simplement qu’il fonctionne autrement.
Chaque cerveau est unique. Cependant, la société est souvent organisée autour d’un mode de fonctionnement considéré comme « standard » : une certaine façon d’apprendre, de communiquer, de se concentrer ou de gérer ses émotions. Les personnes neuroatypiques, elles, peuvent penser, ressentir et interagir différemment.
La neuroatypie fait partie de ce que l’on appelle la neurodiversité, un concept qui reconnaît que les différences neurologiques sont une forme naturelle de diversité humaine.

Concrètement, qu’est-ce que cela signifie ?

Être neuroatypique peut se traduire de différentes manières :

– Une manière particulière de comprendre les informations
– Une sensibilité plus forte aux bruits, aux lumières ou aux émotions
– Des difficultés dans certaines tâches scolaires ou organisationnelles
– Un rapport différent aux relations sociales
– Une capacité à se passionner intensément pour un sujet
– Ces particularités peuvent parfois entraîner des difficultés, surtout dans un environnement peu adapté. Mais elles peuvent aussi être sources de forces et de talents spécifiques.

Les principaux profils neuroatypiques :

Il existe plusieurs formes de neuroatypie. Fanny nous présente les plus connues :

Les troubles du spectre de l’autisme (TSA)
Les personnes autistes ont souvent une façon différente de communiquer et d’interagir socialement. Elles peuvent avoir des intérêts très spécifiques et développés, aimer les routines et être particulièrement sensibles aux stimulations (bruits, textures, lumières).
Chaque personne autiste est unique : certaines ont besoin d’un accompagnement important, d’autres sont totalement autonomes.

Les troubles « dys »

On parle de troubles « dys » pour désigner des difficultés spécifiques liées aux apprentissages :
Dyslexie : difficulté avec la lecture
Dysorthographie : difficulté avec l’orthographe
Dyscalculie : difficulté avec les mathématiques
Dyspraxie : difficulté avec la coordination des gestes
Dysphasie : difficulté avec le langage oral

Ces troubles n’ont rien à voir avec l’intelligence. Une personne « dys » peut être très compétente dans de nombreux domaines, mais avoir besoin d’adaptations à l’école ou au travail.

Le TDAH (trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité)
Le TDAH se manifeste par des difficultés à se concentrer, à rester immobile ou à gérer l’impulsivité. Les personnes concernées peuvent avoir du mal à s’organiser ou à terminer certaines tâches.
Mais le TDAH peut aussi s’accompagner d’une grande créativité, d’énergie, de spontanéité et d’une capacité à penser rapidement.

Le haut potentiel intellectuel (HPI)

Les personnes à haut potentiel ont des capacités intellectuelles supérieures à la moyenne. Elles peuvent avoir une pensée très rapide, une grande curiosité et un fort besoin de comprendre.
Le HPI n’est pas un trouble, mais il peut parfois créer un sentiment de décalage avec les autres.

L’hypersensibilité

Certaines personnes ressentent les émotions et les stimulations de manière plus intense que la moyenne. On parle alors d’hypersensibilité. Cela peut être une grande force en matière d’empathie et de créativité, mais aussi être source de fatigue ou de surcharge émotionnelle.

Pourquoi en parler ?

Aujourd’hui, de plus en plus de personnes sont diagnostiquées ou identifiées comme neuroatypiques. Mieux comprendre ces fonctionnements permet :

– De réduire les jugements et les idées reçues
– D’adapter l’école et le travail
– De valoriser les compétences de chacun
– De favoriser l’inclusion

Reconnaître la neuroatypie, c’est accepter que tout le monde ne pense pas, ne ressent pas et n’apprend pas de la même manière — et que cette diversité est une richesse.
Nous remercions toutes les personnes qui ont participé à la conférence, parents, professionnels et curieux … vos échanges, retours d’expériences sont toujours constructifs .

En complément de cet article vous trouverez ici le contenu de la première rencontre et des références 

Quelques outils évoqués lors de la rencontre :

  • https://ora-visio.fr/  : permet de dépanner

ORA est une plateforme de téléconsultation, sur laquelle vous pourrez trouver une équipe pluridisciplinaire qualifiée et formée aux techniques de la téléconsultation. Tous les fuseaux horaires seront couverts grâce à nos praticiens basés partout dans le monde.

  • Ce court métrage nous invite à réfléchir sur les masques que nous portons tous  et sur nos besoins spécifiques.

  • Des coordonnées utiles

 

La Plateforme ANAÏS intervient en soutien aux médecins, professionnels de santé, en lien avec la famille, pour la coordination du parcours de santé des enfants présentant un trouble du neurodéveloppement en Isère

PCO Rhône (7-12) : Les PCO s’adressent aux jeunes enfants de 7 à 12 ans pour lesquels l’entourage et / ou le médecin constate des écarts inhabituels de développement.

1 réflexion sur “Conférence : Sensibilisation aux profils neuroatypiques : Troubles DYS, TDAH, TSA, HPI”

  1. Merci infiniment pour ce chouette article qui explique joliment tout ce qui a été dit , partagé avec bienveillance , authenticité

    Un lien se crée entre parent , professionnel et quel joie !

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